Fiscalité immobilière sur la Costa Blanca (Communauté valencienne)
Le paysage fiscal de la Costa Blanca diffère de celui de Tenerife, et il a récemment évolué en faveur des acheteurs, mieux vaut donc connaître les chiffres actuels plutôt que ce que vous avez pu entendre il y a un an ou deux.
Si vous achetez
Depuis le 1er juin 2026, le taux standard de l’ITP est passé de 10% à 9% pour les transactions jusqu’à 1 million d’euros. Au-delà d’1 million, le taux reste à 11%.
Si vous achetez du neuf, la TVA s’applique à 10%, plus une taxe sur les actes juridiques documentés (AJD) de 1,4%. L’acheteur prend aussi en charge les frais de notaire et d’enregistrement, comme à Tenerife.
Par exemple, pour un bien neuf à 300 000 € : la TVA à 10% représente 30 000 €, plus l’AJD à 1,4% (4 200 €), plus notaire et enregistrement, environ 3 500 à 4 000 € supplémentaires. Le total des frais additionnels tourne généralement autour de 12-13% du prix du bien, nettement plus qu’aux Canaries.
Les deux parcours ont donc la même structure que dans le reste de l’Espagne, ancien contre neuf, mais les pourcentages sont un peu plus élevés ici qu’aux Canaries, à intégrer dans votre budget dès le départ plutôt qu’à découvrir chez le notaire.
Si vous vendez
Pour les vendeurs, l’impôt sur la plus-value fonctionne comme dans le reste de l’Espagne : calculé sur le bénéfice de la vente, avec un taux fixe de 19% pour les non-résidents, partiellement retenu par l’acheteur au moment de la vente (3% du prix de vente), tandis que les résidents fiscaux déclarent la vente dans leur déclaration annuelle et sont imposés selon un barème progressif.
Les taux d’imposition sur la plus-value immobilière pour 2026 sont :
- 19% jusqu’à 6 000 €
- 21% de 6 000 € à 50 000 €
- 23% de 50 000 € à 200 000 €
- 27% de 200 000 € à 300 000 €
- 28% ou 30% au-delà de ce seuil
Taux réduits d’ITP à l’achat
La législation régionale valencienne prévoit toute une série de réductions fiscales qui forment le taux réduit d’ITP, selon la catégorie de l’acheteur, la destination du bien et son prix.
Pour les acheteurs de moins de 35 ans, achetant leur première résidence principale :
- Prix jusqu’à 180 000 € → taux de 6%
- Prix au-delà de 180 000 € → taux de 8%
Pour les biens liés à une activité commerciale ou professionnelle, un taux réduit spécifique s’applique également.
Pour les familles nombreuses, y compris les familles monoparentales, à condition que le bien soit une résidence principale :
- Prix jusqu’à 180 000 € → taux de 3%
- Prix au-delà de 180 000 € → taux de 4%
Pour les personnes en situation de handicap et les femmes victimes de violences de genre, le même régime s’applique que pour les familles nombreuses :
- Prix jusqu’à 180 000 € → taux de 3%
- Prix au-delà de 180 000 € → taux de 4%
Pour les personnes en situation de handicap, la réduction dépend du degré officiellement reconnu : 65% pour un handicap physique ou sensoriel, 33% pour un handicap mental. La réduction ne s’applique qu’à la part du bien acquise par la personne qui y a droit.
Par exemple, une famille de trois enfants achète sa résidence principale pour 165 000 €. Le prix étant inférieur à 180 000 € et la famille étant nombreuse, le taux de 3% s’applique au lieu du taux standard de 9% : 165 000 € × 3% = 4 950 €. Sans la réduction, l’impôt aurait été de 165 000 € × 9% = 14 850 €. La différence est ici particulièrement importante, près de 10 000 €.
Une précision sur l’AJD
Au-delà des taux principaux, un taux réduit de 0,1% d’AJD s’applique à l’achat d’une résidence principale ou à la mise en place d’un prêt hypothécaire à cette fin, pour les catégories éligibles (personnes en situation de handicap, familles nombreuses). Il existe aussi un taux majoré de 2%, applicable aux transactions où le vendeur renonce à l’exonération de TVA.
Rien de tout cela n’est à retenir par cœur, mais mieux vaut vérifier à l’avance quelle catégorie s’applique à votre situation, idéalement avec un conseil adapté, pour que le montant chez le notaire ne soit pas une surprise.
